Roi (Mon) / Un film de Maïwenn Le Besco

Vidéo

Le Besco, Maïwenn (1976-....). Metteur en scène ou réalisateur. Scénariste | Comar, Etienne. Scénariste | Warbeck, Stephen. Compositeur

Edité par Studio Canal - 2015

Suite à une grave chute de ski, Tony est admise dans un centre de rééducation afin de retrouver la motricité de son genou. Rythmé par les soins et la rencontre avec une bande, son séjour est l'occasion de se remémorer son passé : elle revit les grandes lignes de sa relation amoureuse avec Georgio qu'elle a aimé avec passion.

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Avis des lecteurs

  • Mon Roi 4/5

    Mon Roi (film de Maïwenn – 2015) Festival de Cannes 2015 : Prix d'interprétation féminine pour Emmanuelle Bercot Prix de l'auteur de la présente critique à Vincent Cassel pour son animalité séduisante et destructrice Un film « brut de décoffrage » sur une passion destructrice entre un « frimeur » et une avocate. Une femme fait une chute en skiant et se casse la jambe. Interrogée par une psychologue, elle se remémore les passages dramatiques de sa vie qui l'ont peut-être amenée à avoir cet accident. Tout débute avec Tony, la quarantaine, (Emmanuelle Bercot), avocate de son métier mais assez empruntée dans la vie, reconnaissant un homme rencontré autrefois. Il est tout ce qu'elle ne pourra jamais être : séduisant, cynique, doté d'une grâce féline, verbe haut, démarche assurée, le regard captivant ; avec décontraction, il occupe tout l'espace et, subjuguée, elle ne voit plus que lui. Ils se découvriront mutuellement avec des dialogues irrésistibles et de francs éclats de rire et leurs débuts en tant que couple se passera dans cette apparente gaieté. Car Giorgio (fascinant Vincent Cassel) est précisément le Prince des apparences – soi-disant restaurateur, plus fréquemment occupé à s'amuser qu'à travailler. Tony va peu à peu découvrir que Giorgio peut avoir une double personnalité. Qu'à cela ne tienne, elle est viscéralement attachée à lui. Il veut se marier, la « capturer », elle est trop heureuse de dire oui. Il veut un enfant, elle lui en fait un. Lentement, il tisse sa toile... donne à son enfant son prénom de conte d'effets, pas elle... elle essaye à peine de retarder le choix ? il a tôt fait de lui clouer le bec... Un prénom des 1001 nuits, spendide métaphore de son errance personnelle, puisque Georgio le hâbleur est aussi menteur, affabulateur, flambeur, cyclothymique et manipulateur... un cabotin totalement immature et décérébré. Son mobilier est saisi, qu'importe, il ira s'installer ailleurs, les soucis sont pour elle, l'amusement et la fuite, pour lui. Parallèlement il découche, la trompe, picole, se shoote, bref , un parangon de vices se dévoile ... et plus il la malmène, plus elle s'accroche (normal, il a tant besoin d'elle... et de la voix et du regard, sait si bien demander pardon...) On cultive une espèce d'auto-satisfaction à se prendre puis à se jeter... pour mieux se reprendre... Elle est tombée sans s'en rendre compte dans le piège que lui a tendu un pervers narcissique...

    par Mme BOULET Brigitte Le 18 octobre 2020 à 20:28